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Fièvre immobilière à Bodrum

24 mai 2006

En complément à l'article du 25 mai "Fièvre immobilière à Bodrum", lisez plus d'infos sur la manière de réaliser un achat immobilier en Turquie.

Achat immobilier en Turquie
Le législateur turc entend faciliter la vie des étrangers qui nourrissent des projets immobiliers en Turquie. La nouvelle loi de janvier 2006 se base sur le principe de réciprocité : un étranger peut acheter un bien immobilier en Turquie à condition que les Turcs puissent acheter un bien immobilier dans son pays. La Belgique satisfait à cette condition.

Vous avez trouvé la maison de vos rêves ? La première chose à faire est d'en connaître le prix. «Ce n'est pas toujours évident, prévient Marina Claes (Sunsethomes). Les agents immobiliers n'ont pas l'exclusivité. Il n'est pas rare qu'un bien soit mis en vente par plusieurs agents, à des prix parfois très différents.»

Un bon agent vous secondera pendant toute la procédure. Les autorités turques conseillent néanmoins aux acheteurs potentiels de demander conseil à un avocat parlant couramment anglais. La procédure d'achat prenant un certain temps et les acheteurs étrangers ne séjournant que brièvement en Turquie, ceux-ci mandatent habituellement l'agent immobilier ou l'avocat. La procuration se fait devant notaire.

Un acompte de 5 % à 10 % est demandé à la signature du contrat de vente. Un dossier est ensuite préparé pour les autorités militaires. Il est des zones où les étrangers ne peuvent acheter pour des raisons militaires. Mieux vaut donc s'assurer au Tapu Office (le cadastre) que votre bien est situé en zone autorisée.

Il est également conseillé de demander une copie au Tapu (titre de propriété). Ce document vous permettra (ou à la personne mandatée) de vérifier si votre future propriété répond aux normes antisismiques, est exempte de dettes, etc.
«En principe, la procédure prend trois à quatre mois, commente Marina Claes. Le temps pour les services militaires de traiter votre dossier. Une simple formalité, la plupart du temps. Les zones inaccessibles aux étrangers sont connues de tous. Sur la presqu'île de Bodrum, par exemple, la zone entre Bitez et Turgetreis leur est interdite. A la limite de cette zone, les choses ne sont pas toujours très claires.»

Une fois le dossier approuvé par les services militaires, vous recevez votre Tapu et devez payer le solde du prix d'achat plus la commission de l'agent (3 %). Vous trouverez toutes les informations (officielles) sur les achats immobiliers en Turquie sur le site
http://www.turkisheconomy.org.uk/buying_property.html.

L'Europe, la Turquie et l'immobilier
L'entrée de la Turquie dans l'Union européenne pourrait-elle avoir un impact sur les prix immobiliers ? «Son adhésion renforcera certainement la confiance des investisseurs, affirme Vedat Simsek, manager de l'agence immobilière Sunsethomes. Sa non-adhésion ne serait toutefois pas catastrophique. Le développement de la Turquie ne peut être que positif, et l'adhésion ou non à l'UE n'y changera rien.»
www.sunsethomesturkey.com
Même son de cloche chez Joan Dunne (Kinley Group). «Si l'adhésion se concrétise, elle aura un effet positif sur les prix. Dans le cas contraire, le pays se passera tout simplement de cet atout supplémentaire. Mais l'image de marque de la Turquie et donc du marché immobilier pourraient en souffrir. C'est dommage, mais c'est ainsi : bon nombre d'Européens considèrent la Turquie comme un pays musulman, un point négatif à leurs yeux.»

Source


 

LA TURQUIE POUR OUBLIER MARBELLA

Fièvre immobilière à Bodrum

13 mai 2006

Pour compléter notre dossier seconde résidence, lisez aussi cet article paru dans le magazine Trends-Tendances du 25 mai 2006 sur l'immobilier en Turquie.

Un calme absolu règne sur Bodrum. Les terrasses sont loin d'être surchargées. Dans les rues commerçantes, habituellement animées, on dénombre plus de vendeurs que d'étrangers. Le secteur touristique essuie les plâtres de la grippe aviaire… Les habitants de Bodrum préfèrent parler de la «fièvre immobilière». Notre chauffeur de taxi baragouine quelques mots d'anglais. Lorsqu'on lui explique que nous sommes là pour le «property market, houses», il s'applique. Car il a un terrain intéressant à nous proposer. «Very good price !»

«Tout le monde veut profiter du boom immobilier», confirme Marina Claes, une Belge qui habite Bodrum depuis cinq ans. Elle a basculé du tourisme dans l'immobilier en 2004, et travaille désormais pour l'agence Sunsethomes. «Le nombre d'agences immobilières a littéralement explosé : d'environ 80 en 2004, elles sont passées à plus de 220 en 2005. Sans parler des vendeurs occasionnels, le barman, le réceptionniste, le loueur de voitures, l'excursionniste… Tous ceux qui se débrouillent un tant soit peu en anglais se lancent dans l'immobilier. Bodrum a énormément changé en deux ans. On construit à tour de bras. Tous les commerces annexes à la construction sont en plein essor : aménagement intérieur, jardinage, appareils ménagers, etc.»

La fièvre immobilière ne se cantonne pas à Bodrum. Dans la métropole Istanbul et les cités balnéaires Kusadasi et Antalya, notamment, les bétonneuses dessinent un ballet continu. «L'histoire se répète, souligne Chris Willems, homme d'affaires belge dont la société, Tulip Connection, est active sur le marché immobilier d'Antalya. La Turquie connaît le même essor immobilier que l'Espagne dans les années 1980-1990. La génération baby-boom du nord de l'Europe cherche à investir dans le sud. Et comme les prix sont devenus inabordables en Espagne, les candidats investisseurs recherchent d'autres marchés.»

Depuis 2003, les étrangers ne rencontrent aucune difficulté à acheter un bien en Turquie. Le pays présente les mêmes atouts que l'Espagne : des kilomètres de côte, une histoire riche et, surtout, un climat agréable avec de longs étés et des hivers doux. Le climat des investissements est lui aussi au beau fixe. Après la crise économique de la fin des années 1990, la Turquie a renoué avec la croissance. La période d'hyperinflation est oubliée.

Bodrum : Saint-Tropez ou Marbella ?
Contrairement à la Croatie, l'autre rivale de l'Espagne, le marché turc des secondes résidences n'est pas réservé aux étrangers. Dans les cités balnéaires, les riches locaux constituent une clientèle importante pour les agences immobilières. Le Parlement turc devrait voter avant l'été une loi facilitant les prêts hypothécaires. Ce qui ne manquera pas de relancer la demande intérieure.

L'intérêt croissant pour l'immobilier turc se répercute sur les prix. «Le stock de bonnes affaires est épuisé, prévient Chris Willems. Les prix montent en flèche depuis deux à trois ans. Un appartement de trois chambres et à la finition impeccable coûte environ € 160.000, contre € 85.000 voici trois ans.»
A Bodrum, les acheteurs, anglais et irlandais pour la plupart, poussent les prix à la hausse. Le «Saint-Tropez turc» est le point de chute de la jet-set locale. Certains médias anglais vont jusqu'à comparer la ville à Marbella, le paradis des promoteurs immobiliers, un havre de paix où l'on ne se préoccupe guère des réglementations et des permis de bâtir… La comparaison ne se justifie pas vraiment. Pas l'ombre d'un building à Bodrum : la construction en ville est relativement limitée, par manque de place pour les nouveaux projets.
Il n'en va pas de même dans la presqu'île de Bodrum. Petits et grands bâtiments sortent de terre comme des champignons le long de la côte. Heureusement, pas de buildings : «La réglementation est stricte et plutôt bien respectée, affirme Joan Dunne, directeur local du promoteur immobilier et investisseur irlandais Kinley Group. On ne peut dépasser deux ou trois étages, la finition doit être en pierres naturelles ou plâtre blanc, seuls les toits plats sont autorisés.»
Kinley Group a actuellement quatre projets en portefeuille à Bodrum. «A Bodrum même, le risque d'offre excédentaire est quasiment inexistant vu le manque de place, précise Joan Dunne. Outre la plage et la promenade, la ville dispose de cinémas, d'un théâtre, d'une galerie commerciale, d'un centre très animé… Une ville qui vit ! C'est une plus-value importante pour nos clients qui possèdent généralement déjà une deuxième, voire une troisième habitation. Ils refusent d'être prisonniers de leur propriété turque. S'ils ne peuvent venir une année, ils veulent pouvoir louer. Et il est plus facile de louer là où il y a de l'animation.»

Marbella est rendue très glamour par ses projets immobiliers excentriques, ce qui n'est pas le cas de Bodrum, où l'infrastructure est nettement en deçà des normes européennes. La plupart des routes sont en mauvais état. De plus, Marbella compte de nombreux terrains de golf, inexistants à Bodrum _ pour le moment, du moins. A Tuzla, à une vingtaine de minutes de Bodrum, un terrain est en cours d'aménagement. «Les projets privés se multiplient à une telle vitesse que les autorités peinent à suivre, ajoute Joan Dunne. Elles font pourtant de leur mieux.» Peut-être est-ce précisément cette nonchalance qui fait le charme de Bodrum. Et qui lui vaut les faveurs des investisseurs blasés par le côté lisse de Marbella.

Laurenz Verledens


Quelques prix autour de Bodrum
Studio à Torba (5 km de Bodrum)
Dans un petit complexe (22 habitations) avec piscine commune. Superficie : 55 m². La plage de Torba est à 200 m.
Prix : € 82.500.
Infos : http://www.sunsethomesturkey.com.

Appartement à Antalya Konyaalti
Immeuble d'appartements à 2 km de la côte. Superficie : 110 m². Deux chambres à coucher et deux salles de bain. Salon avec cuisine américaine.
Installations communes : piscine, terrasse avec barbecue, jardin tropical entretenu.
Prix : € 85.000.
Infos : http://tulip.connection@skynet.be.

Villa à Belek (environs d'Antalya)
Nouvelle construction dans un parc de villas clôturé (10.000 m², piscine commune) de 28 habitations. Près d'un club de golf et à 2 km de la côte.
Superficie nette habitable : 115 m², trois chambres, salon avec cuisine ouverte, deux salles de bain avec douche et WC.
Prix : € 145.000.
Infos : http://tulip.connection@skynet.be.

Habitation isolée à Gündogan (presqu'île de Bodrum)
Duplex (160 m²) de quatre chambres et quatre salles de bain dans un complexe surveillé de 60 habitations. Gündo?an se situe à environ 17 km du centre de Bodrum, et le complexe à 1 km de la plage et du centre Gündo?an. Le domaine dispose d'une piscine commune. Toutes les habitations ont vue sur mer.
Prix : à partir de € 200.000.
Infos : http://www.sunsethomesturkey.com.